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mille hommes chacune, qui n’en auraient em-gagé, de chaque côté, que trente ou quarantemille, prétendroient vainement à autre chosequ’à l’honneur subalterne d’un combat.
On voit qu’il suffit de presser ici une sem-blable logique, pour en faire découler l’ab-surdité.
Il est facile de prévoir dans quelles aberrationsun génie, même comme celui de Feuquières,peut tomber, quand à de telles préventions surles choses sejointla haine contre les personnes,comme on le voit dans son récit de la bataillede Spire.
L’humeur , l’injustice même, à laquelle Feivquières est trop souvent sujet, obscurcissent sonjugement, et nuisent à la clarté ordinaire de sonstyle; au contraire, quand il est calme et im-partial , il est clair dans sa pensée, précis et mêmeéloquent dans son expression. On peut le voirdans tout ce quai dit de Turenne, de Condé, deCréqui, de Luxembourg, à qui il rend, ainsique généralement aux morts, une pleine justice;on a pu le juger par ce que nous avons cité durécit de l’affaire d’Altenheim, en ce qui con-cerne la conduite des soldats et des officiers par-ticuliers , qu’il loue franchement et sans restric-tion.
Ln sujet d’une nature toute différente achève