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Tome deuxième.
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» fait le plus difficile, en déchirant le bandeau de la» routine, en faisant voir que la tactique n’existoit» pas , qu’elle devoit exister et que des usages«n’étoient pas des principes. Qu’importe que» la colonne ne fût pas sans inconvénient, ni«défaut? Qu’importe qu’il en fît quelquefois» mauvais usage? Quoique les tourbillons soient» une chimère, Descartes apprenant aux hommes» que la scholastique n’étoit que du jargon , que» les mots ne sont rien sans les idées, qu’il faut» soi-même raisonner, penser et n’admettre pour» principe que ce qui est évident ou démontré,

» n’cst - il pas le restaurateur de la philoso-» phie ? »

J’ai cité ce passage du disciple le plus consi-dérable de Folard, i° parce qu’il marque à mer-veille quelle étoit la situation des esprits pendantl’époque qui est le sujeL de ce livre, et dansquelle stagnation étaient effectivement tombéestoutes les doctrines, quand Folard a cherché àdonner une impulsion dans un sens et que leroi de Prusse l’a, bientôt après, donnée dansun autre; a° parce qu’il fait ressortir avec beau-coup de sagacité le talent et le mérite spécial del’auteur du système de la colonne , qui fut re-produit depuis sous le nom d’ordre profond etd’ordre français, et dont M. de Ménil-Durandfutun des plus ardens promoteurs.