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par un plus grand circuit le flanc de l’ennemi;Napoléon s’opiniâtra à mépriser l’obstacle qu’ilavoit méconnu, et ce ne fut qu’à force d’hom-mes qu’on gagna une bataille qu’une manœuvrefacile auroit pu décider, si l’on s’en étôit tenu àun jugement sain du terrain, je dis jugement,car d’ailleurs, sous le rapport physique, les yeuxde Napoléon éloient beaucoup meilleurs queceux du maréchal; mais celui-ci avoit mieux ju-gé. Cette anecdote m’a paru un assez utile com-mentaire des réflexions de Folard.
On a rassemblé plusieurs morceaux choisis deFolard, et l’on a réduit ses nombreux et épais vo-lumes à un seul in-8°, sous le nom Esprit deFolard. Tout ce qu’il a écrit sur le coup d’œilmilitaire est rapporté en tête de ce recueil, donttoutes les parties sont intéressantes. L’auteur afait, c’est son expression , main basse sur le sys-tème des colonnes (i); nous avons cru devoir, aucontraire, donner une attention particulière àcette portion des travaux de Folard.
Quelques traits plus rapprochés que dans l’o-riginal, mais tous tirés du texte même de Fo-lard, indiqueront la marche de ses idées dans la
(i) Le roi de Prusse , Frédéric II , passe pour être l’auteurde ce recueil ; ce qui explique pourquoi il en a rejeté la colonne ,dont le système cloit le contraire du sien.