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Tome deuxième.
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» d’un coup d’oeil, aperçoivent l’étendue d’une» plaine, l’élévation d’une montagne , l’aboutis-» sement d’une vallée, etc. »

Folard a raison, et je suis convaincu qu’il n’estpas impossible fie se faire une méthode pour ju-ger, par le terrain que l’on voit, la conformationdes parties qu’on ne voit pas; par exemple, onpeut toujours supposer avec vraisemblance,quand on observe une chaîne de montagnes,que les angles rentrans de l’amphithéâtre qu’onenvisage donnent, de l’autre côté , des anglessaillans; que les cours d’eau qui sont dansles enfoncemens du côté qu’on regarde, produi-sent, de l’autre côté, des croupes et des coteauxarides, etc... Dans aucun cas, la vue physiquene peut suffire ; on ne peut jamais tout voir,mais on peut se figurer ce qu’on ne voit pasavec une plus ou moins grande sagacité de conjec-ture ; il s’agit de découvrir les^objets avec les yeuxde l’entendement, de procéder avec habileté duconnu à l’inconnu.

A. la bataille de la Mosckowa, le maréchalprince d’Eckmülh avoit fait la reconnoissance del’espace qui étoit entre les deux armées; Napo-léon l’a voit faite aussi, mais il avoit moins bienjugé le terrain; il fit peu de cas d’un ravin quele maréchal regarda comme impraticable; celui-ci vouloit qu’on tournât l’obstacle et qu’on prît