Band 
Tome deuxième.
Seite
222
JPEG-Download
 

( 222 )

nouveauté ne révolte d'anciens et respectablesofficiers, accoutumés à une certaine routine parleurs prédécesseurs.

«J’auroispu dès long-temps,dit le maréchal,» développer mes principes; mais, quand on est» dans les emplois inférieurs et qu’on veut mettre» au jour les connoissances qu’on a acquises» avec bien du travail, on trouve, parmi ses su-» périeurs, nombre de gens qui s’en offensent.

La modestie alors et les égards qu’on doit aux» personnes de mérite, d’ailleurs élevées en di-» gnité, imposent silence, ceux qui voudraient» le rompre ne s’en trouvant pas bien : c’est ce» que plusieurs ont éprouvé, et ce qui dégoûte» les autres de communiquer des lumières qui» pourraient être utiles. Il en résulte que les an-» ciens usages subsistent toujours. »

Il est impossible de donner une idée plus com-plète tout à la fois et de sa propre candeur et del’absurde injustice de son siècle. 11 faut que l’artmilitaire ait été formellement destiné par la Pro-vidence à rester en arrière de tous les autresarts, pour que ces préjugés tyranniques s’y soientmaintenus si long-temps.

Aussi Folard avoit-il reçu la défense formelled’écrire sur la guerre, et il n’acheva point sonCommentaire sur Polvbe.

« J’ai reconnu , dit encore Puységur , par