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Tome deuxième.
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» toutes les observations que j’ai faites, comme» capitaine, major, major de brigade, maréchal» général des logis des armées et officier géné-» ral, que, soit dans l’action, soit dans le mou-» vement de préparation pour en venir à l’ac-» tion, la plus grande partie de ce qu’on enseigne

» dans les exercices est impraticable.

«Toute l’école, soit de théorie, soit de pra-» tique,decegrandartdelaguerreneconsiste,en-» core aujourd’hui, qu’en ce qu’on appelle l’exer-« cice, tel que tout le monde le voit faire à toutes» les revues. Le peu de choses qu’on y enseigne se» fait sans principes, les unes étant impraticables» pour tous les mouvemens qui se font en pré-» sence de l’ennemi et dans les combats, et les» autres même absolument nuisibles, ainsi que» l’expérience ne nous Ta fait que trop con-

» noîlre.On en convient; mais, comme on

» ne sait que mettre à la place, on se contente de

» dire : Cela dénoue le soldat . »

Ajoutons qu’il n’y a point de soldat au mondequi démêle mieux que le soldat français futilitéconstante ou éventuelle de c ■ qu’on lui enseigne;par la même raison , le faux et le superflu lui ré-pugnent plus vivement qu’à aucun autre soldat :c’est donc celui auquel il importe le plus d’ap-prendre ce qui est bon, et de n’apprendre quece qui est bon.