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«L’officier, ajoute Puységur, 11’est pas plus» instruit; on ne lui enseigne à lui-même rien» autre chose; il ne trouve pas même de livre» qui puisse seulement lui donner les premiers» élémens de l’art. »
Puységur, qui avoil tant d’expérience et depratique, reconnoît que la pratique et l’expé-rience ne suffisent pas.
« Si, dit-il, le grand nombre des campagnesv qu’on a faites, des combats où l’on s’est trouvé,» étoient des moyens par eux-mêmes suffisans» pour rendre un homme capable des premiers» emplois de la guerre, il s’ensuivroit que les» caporaux dans l’infanterie, les brigadiers dans» la cavalerie, qui par leur ancienneté sont par-» venus à la tête des compagnies, seroient ca-» pables de les remplir, ce qui n’est pas(t).
» Avec la seule pratique , sans théorie qui soit» fondée sur des principes, on aura beau monter
(i) Le roi de Prusse écrivoit à un de ses généraux qu’unofficier qui n’a que de l’expérience , est un homme qui a mar-ché toutes les fois que l’armée a marché, qui a dîné toutes lesfois qu’on a dîné , qui s’cst arrêté toutes les fois qu’on s’est ar-rêté ; qu'à ce compte, un mulet qui auroit fait les campagnesdu prince Eugène , à l’époque où lui, Frédéric , écrivoit, seroitun animal fort recommandable et digne d’avancement. etc.