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décide en faveur des petites armées contreles grandes, puisque ce mérite consiste à frap-per des points seulement, en n’employant ja-mais toute sa force.
Puységur, ami de l’ordre, trouve que ce n’estpas un petit inconvénient d’une grande arméeque de ne pouvoir pas réunir facilement tous lesofficiers généraux.
Du temps de Puységur, l’officier étoit armé del’esponton. A cette arme on a, depuis, substituél’épée; mais cette épée est souvent trop foible.Nousen avons vu un exemple dans la dernière guerred’Espagne. Cinq officiers, armés d’épée, escala-dèrent valeureusement la brèche du rempartd’une petite ville du royaume de Valence ; ils enseroient demeurés les maîtres, si leurs épéesavoientpu soutenir un instant le choc des baïon-nettes croisées sur eux (i). Dans cette rencontre,une arme comme l’esponton, le fusil à baïonnetteou le sabre, auroit été d’un bien meilleur usage.
Le maréchal de Puységur propose le fusil;son autorité est balancée par celle du maréchalde Saxe, qui le proscrit. Celte question est unede celles qu’il est impossible de décider légère-ment, tant il y a d’objections plausibles de part
(i) Le générât Rogniat raconte ce fait avec toutes ses cir-constances.
I.V