Band 
Tome deuxième.
Seite
229
JPEG-Download
 

( 22 9 ) *

Pour passer des plus grandes choses aux pluspetites, croiroit'on que Puységur est obligé defaire un plaidoyer contre les bottes fortes (i)?Cela rappelle ce que Folard rapporte, que lecomte d’Evreux, colonel-général de la cavalerie,avoit eu beaucoup de peine à les faire réformer,et qu’on lui avoit opposé qu’elles duroienl fortlong-temps, et que des bottes molles coûteroientplus cher.

Puységur indique le mouvement par quatrepour la cavalerie, mais on ne le pratiquoit guèï*ede son temps.

Quant au commandement, connu depuis sousle nom de par cavalier demi-tour à droite P lemaréchal l’attribue aux Allemands.

Ce mouvement consistait, selon le maréchal,à s’avancer un peu , à se mettre dans l’intervalle,à tourner , comme on pourvoit , à droite ou àgauche. Il ajoute que cela produisoit une grandeconfusion, et l’on n’a pas de peine à le croire,mais on en aura aujourd’hui à concevoir qu’alors,après tant de grands capitaines, et apparemmentde bons officiers, la tactique de détail ait pu êtreencore dans une telle enfance, et pour des détails si

(i) Telles que celles que portent encore quelques pos-tillons.