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» L’explication de ces règles rendra sensibles» tous les défauts qu’il y a dans nos exercices et» dans les ordres de bataille que nous formons» dans les revues ou dans les actions, et de quelv préjudice nous ont été ces défauts, entre autres» malheurs dans la guerre de la Succession, où» ils ont été cause de la perte d’une grande ba-» tai!le( celle de Runillies ) (i ). »
La maxime qui suit et q â paroît si simplecontient le germe de toutes les vérités mili-taires.
« Le bataillon qui conserve le mieux son or-»dre, et cpii, quand il ne peut s’empêcher de» se rompre, sait s<e reformer le plus prompte-» ment, a un grand avantage sur ceux qu’il a à» combattre. »
Dans la seconde partie de son ouvrage, sesupposant en action et en guerre, Puységur semontre plus à son aise que dans Patène du rai-sonnement. On voit qu’il se sent soulagé de n’étreplus aux prises qu’avec l’ennemi ou avec les dif-ficultés du terrain; tout lui coule de source; songrand sens, sa longue expérience, lui font voir
(i) A l'article des exercices , il est curieux de voir , dansPuységur, le salut si compliqué de l’esponton pour les officiersd infanterie ; celui du sabre, pour la cavalerie, étoit simpl e :il est resté.