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Tome deuxième.
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préséances privilégiées, et qui n’est pas moinsque lui destructif de toute mobilité.

Toute cette seconde partie, qui abonde, d’ail-leurs, en détails et en digressions du plus grandintérêt sur les belles actions, sur les fautes desgrands capitaines, veut être lue d’un bout àl’autre et même sans interruption. Nous nousarrêterons, toutefois, à un passage, commeexemple de ces discussions , pour y i'elever uneerreur dans laquelle nous avons peine à com-prendre que Puységur ait pu tomber : c’est ausujet d’une opération rapportée dans les Com-mentaires de César.

Guischardt, dans ses observations critiquessur la guerre de César en Espagne, s’arrête aussitrès-longuement sur ce récit et sur la manièredont Puységur l’a interprété. Voici le texte telque Guischardt le traduit; l’opération a lieu auxenvirons de Lérida :

« César, afin que sa cavalerie n’eût pas tou-» jours un grand détour à faire par le pont,« ayant trouvé un endroit convenable pour son» dessein , entreprit de faire plusieurs canaux» de trente pieds de large, pour détourner, par» leur moyen,une partie de la Sègre, et pouvoir« faire un gué dans la rivière (i). »

(i) Cœsar ne magno circuitu per poniern equitaius esset