Band 
Tome deuxième.
Seite
238
JPEG-Download
 

' ( a38 )

» Toute la difficulté qu’ont trouvée Puységur et

Guischardt est venue du mot fossas, où ils ontvoulu voir autre chose que des tranchées dessi-nées en arcs de cercle, dont la Sègre est la corde.Guischardt suppose des fossés perpendiculairessur la Sègre, et leur cherche un débouché loin-tain, difficile et chimérique pour qui a vu leslieux. Puységur, ce qui est le plus inconcevable,suppose des fossés sans issue, de véritables pui-sards, qui seroientde suite pleins.

Sur cette base, si peu raisonnable, il n’a pasde peine à élever mille difficultés insolubles.

« J’observerai, dit-il, à l’égard des fossés de» trente pieds de large que César fait faire pour» décharger le canal de la rivière et par là former» un gué, que cela est possible (i), mais que,» pour qu’un pareil ouvrage eût pu lui être utile,» il avoit trop peu de temps ; que la Sègre ayant«plus de quarante lieues de cours, et que plu-» sieurs autres rivières venant s’y jeter, quand» César veut former un gué près de son camp,» il faudrait que les lits de toutes les rivières au-» dessus de lui baissassent aussi à proportion, à

mittendus , naclus idoneum locum, Jossas pedum XXX in la-titudinem complures facere instituit, quibus partent aliquamSicoris averteret vadumque in eo Jlumine ejficeret.

(i) Celte possibilité est très-douteuse.