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» moins qu’elles n’eussent quelques cataractes.«Aussi ce gué, que César croit s’être procuré» par ses travaux, n’est peut-être que l’eflet de» 1 écoulement des eaux, qui s’éloient grossies au-» para vaut par la fonte des neiges, de sorte qu’en» plusieurs endroits la rivière, d’elle-même, a» pu se rendre guéable. »
Ceci est très-vrai, comme objection; mais oùsera la solution?
Elle est cependant facile. Il est inconcevableque Santa-Cruz, Végèce et Hérodote, cités ouindiqués par Guischardt lui-même, ne l’aientpas mis sur la voie d’une opération si simple.
«Lorsque, dit Santa-Cruz, la principale dif-» ficulté pour le passage d’une rivière vient de sa» grande profondeur ou de son courant trop ra-» pide (i), si vous manquez des préparatifs né-» cessaires pour construire un pont, ou si la ra-» pidité excessive des eaux ne le permet pas,» cherchez quelque endroit où le rivage suive sa
(i) Cette dernière circonstance n’est point mise ici pourrien ; c’est lorsque les rivières ont beaucoup de pente, que lesopérations telles que celle de César , sont faciles , et c'est pour-
quoi une partie de l’Espagne est fertilisée par des canaux d’ar-rosage , dont les eaux rentrent promptement dans les rivièresd’où elles ont été tirées; ce qui ne se feroit pas aussi aisément
dans de vastes plaines basses. Santa-Cruz avoit eu beaucoupde ces exemples sous les yeux.