( * 51 ,)
récit auroit l’air d’un persifflage indécent, si sabonne foi étoit moins évidente.
Ces taches légères n’ôteroient rien à la valeurréelle de l’ouvrage et à son utilité, s’il n’offroitque ce genre de défauts, si le marquis de Quin-ci, gazetlier honnête et impartial, qui, à un peude flatterie près, paroît juste, avoit au moinstoujours le mérite d’être clair et de n’omettrerien de ce qui a été décisif; mais il ne sait pastoujours le discerner, et il est souvent diffi-cile de comprendre, à la lecture de son ré-cit, ce qui a fait perdre ou gagner une bataille;il en néglige quelquefois les circonstances lesplus importantes.
A la bataille de Friedlingue, on ne comprendrien à la belle manœuvre de M. de Magnac siparfaitement bien expliquée par Feuquières.
A Luzzara, il n’est pas question de l’embuscadedu prince Eugène, qui paroît au maréchal deSaxe si remarquable et qui donne un caractèresi particulier à cette journée (i).
A Fleurus, il n’est rien dit du mouvement sihabile, si prompt, si décisif que Luxembourgfit exécuter à la cavalerie de M. de Gournay.
Mais, en revanche, dans le récit de la journéede Valcourt, sa narration est très-longue et aussi
(ï) Voyez I re partie, dernier chapitre du II e livre.