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» et cest ce qui m'a. fait composer cet ouvrage (1);» je ne pense pas que personne se soit avisé d'y» chercher la raison de la plupart des mauvais
» succès . Un rien change tout à la guerre,
» et les foibles mortels ne se mènent que par» l’opinion. »
Voici ce qu’il dit, au sujet des passages de ri-vières :
« Il n’est pas si aisé que l’on s’imagine d’em-« pêcher l’ennemi de passer une rivière, et il le» peut plus aisément en venant vous attaquer» qu’en se retirant devant vous. Dans l’un de ces» cas, il vous montre sa tête, et la soutient d’un» grand feu d’artillerie; et dans l’autre il vous» montre la queue, qui est de très-difficile re-» traite , d’autant plus que l’on se presse, et que>> l’on ne fait jamais cette disposition avec tant» de soin que lorsqu’on attaque, et que tout le» monde dans une retraite contracte une espèce» de timidité, qui fait que vous êtes à moitié>» battu. Il seroit encore difficile de donner une» bonne raison de cela, et l’on doit toujours la» chercher dans le cœur humain. »
Avec celte donnée, comme avec un fil con-ducteur, lisez , examinez tout ce qu’a écrit le ma-réchal de Saxe, tout ce qu’il a conseillé pour lastratégie, pour la tactique, pour la composition,
(i) L’ouvrage intitulé Mes Rêveries.