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Tome deuxième.
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pour la formation, pour la manoeuvre de ses ba-taillons, pour la combinaison des différentesarmes, pour le choix des fronts étendus ou descolonnes, etc., etc. ; vous aurez la pensée régu-latrice et savante de toutes ses propositions, soitqu’il crée ou qu’i»l modifie, qu’il amende ou qu’ilproscrive.

On n’a pas assez remarqué jusqu’ici combienle maréchal de Saxe, dans ses écrits, dans sesactions, dans ses opinions, avoit porté l’em-preinte du siècle où il a vécu. On sait qu’il mé-prisoit les courtisans, la futilité de leur vie et deleurs intrigues, le vide de leur tête; il vivoit àParis dans une société qui n’étoii point la leur,mais celle des savans, des artistes, des hommesde lettres. On sait qu’il appeloit la vie humainedu nom philosophique de rêve; il l’appliqua àla sienne, et mourut en disant à son médecinSénac, qui étoit son ami, et à qui il vouloit par-ler de sa gloire comme de sa fortune : Sénac ,fai fait un beau rêve ()).

Qu’on lise encore le passage suivant, et qu’ondise s’il est possible d’y méconnoître le cachet duXVIII e siècle. On y trouve même le vice du temps,qui étoit un peu d’emphase et de déclamation.

«Quel spectacle, dit le comte de Saxe, nous

(i) Par la même raison il intitula ses mémoires Rêveries . '