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il prescrit des boucliers, des piques de sou in-| vention ; et enfin il regrette la baïonnette àmanche de bois, parce que, s’enfonçant dans lecanon, elle empèchoit de tirer. Or, il ne laissei échapper aucune occasion de s’élever contre cej qu’il appelle la Tirerie. Au moyen des intervallesqu’il admet entre ses troupes élémentaires, sonj bataillon, rangé sur huit de hauteur, peut encore
déborder le bataillon qui lui est opposé, rangésur quatre hommes de profondeursansintervallessur le front. C’est ainsi qu’il prétend réunir lesavantages de la colonne et du front étendu, de| l’ordre profond et de l’ordre mince , de la pha-lange et de la légion. Telle est l’idée sommaire| de sa formation; elle n’a jamais été mise en pra-tique, jamais essayée ni par les partisans de l’or-dre profond ni par les partisans de l’ordremince. Toutefois, on peut beaucoup profiter àl’étude des motifs et des considérations qui! avoient engagé le maréchal à la proposer. Cequ’on en peut conclure de plus certain, c’est quetous les accessoires et les motifs de ses proposi-tions le rangent parmi les soutiens de l’ordreprofond, tel qu’on l’a long-temps entendu.
Quant à la cavalerie, elle étoit encore plus, exactement que l’infanterie semblable à ce qu’elleavoit été du temps de Puységur; on verra lesidées du maréchal de Saxe sur cet objet, après