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Tome deuxième.
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un piquet d’élite à l’autre; le bataillon étoitdi-visé en seize parties ou sections (1).

Il blâme cette méthode comme une ordon-nance trop étendue, et regarde la marche de celong et mince bataillon en front de bandièrecomme impossible avec ordre et succès.

Ce qu’il propose à la place est réellement dansle système du chevalier Folard, et, en remon-tant plus haut, de Montécuculli; il le combineavec la méthode romaine des manipules, maisnon placés en quinconce. Il admet des armés àla légère, auxquels il donne les fonctions desxélites. Il forme ses centuries, d’abord sur quatrede hauteur, les deux premiers rangs armés defusils, les deux autres de piques; pour ses pelo-tons d’attaque, il admet une profondeur de huitfiles, pas davantage, ou plutôt ce sont deuxlignes pressées l’une derrière l’autre. D’ailleurs,

(i) Ces grenadiers à droite , ce piquet d’élite à gauche , rem-placé depuis par les chasseurs, sont un signe de foiblesse etd'altération dans la composition. Ou veut assurer les flancs dubataillon par des hommes de choix ; ainsi on faisoit deux co-hortes milliaires pour flanquer la loible légion décrite parVégèce. Il ne faut jamais laisser passer , sans les remarquer,ces preuves de décadence qui se manifestent partout de lamême manière ; ces rapports servent à établir des systèmes , etces systèmes constituent la science ou du moins l’éclairenttoujours utilement.