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Tome deuxième.
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moyen d’imprimer à la colonne une action ra-pide et régulière.

L’usage de la musique, pour faire marcher lestroupes, a dû se perdre dans les armées du moyenâge, quand la seule cavalerie en faisoit l’honneuret la force.

L’infanterie ne régloit plus la marche de l’ar-mée; ellecouroit, comme elle pouvoit, après lacavalerie; la musique étoit inutile à la marchede la cavalerie comme elle l’est toujours, bienque, comme rappel, signal et bruit de guerre,elle puisse animer les chevaux, mais sans réglerleur allure; elle a donc cessé d’être regardéecomme régulatrice de la marche des bataillonset des colonnes, à une époque où l’on méprisoittrop l'infanterie des communes pour se donnerla peine de chercher à la soulager en rien ; celle-ci se soucioit peu de se battre et arrivoit toujoursassez tôt pour dépouiller les morts et acheverd’assommer les gendarmes renversés de chevalet devenus la proie des goujats, sous l’armure pe-sante qui les empêchoit de se relever.

Folard raconte bien que les Suisses se sont ser-vis du cor de chasse pour indiquer les. évolu-tions; il recommande cet usage ; mais c’est, touteautre chose encore que la marche réglée et letact du maréchal de Saxe.

On. sait par quelle expérience le maréchal