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Tome deuxième.
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prouva aux plus incrédules l’excellence de sonsystème, en montrant seize hommes ou femmesd’une égale force, ayant dansé une partie de lanuit, huit sans instrument et harassés, huitavec des instrumçns et encore frais.

Avant cette expérience, et dans ses premiersécrits, il réclame la musique pour le travail des^pionniers.

Il rappelle quë) Lysandre, avec trois milleLacédémoniens, fit détruire le port du Pirée,en six heures , au son de la flûte.

Il rapporte qu’on a fait faire avec succès etrapidité d’immenses remuemens de terre, à Mar-seille , par les forçats, au son du tambour.

Ces faits curieux en eux-mêmes, et qui con-tribuent à montrer le maréchal sous un aspectphilosophique comme écrivain et comme ob-servateur, ne contribuent pas moins à établirune vérité intéressante partout et non moins àla guerre qu’ailleurs, savoir que l’homme in Tculte et grossier n’est pas pour cela plus sus-ceptible d’un travail même matériel, et.qu’on nesépare jamais impunément l’homme physique del’homme moral et intellectuel.

On a pu sentir et apprécier en tout tempscette amélioration dans la tactique ; on a pu enfaire l’épreuve dans les manœuvres de ,paixcomme dans celles de guerre. Le Maréchal de

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T. II.