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Tome deuxième.
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descendre au galop, non-seulement avec facilitéet sans accident, mais sans aucun autre incon-vénient ni meurtrissure.

Cependant, il est juste de faire observer qu’àcôté de cette expérience , la cavalerie portugaisen’avoit pas adopté cette méthode. Est-ce par rai-son ou par préjugé?

A l’exemple de la plupart des écrivains mili-taires, le maréchal de Saxe présente l’idée et leplan d’une guerre ; c’est la Pologne qui est lethéâtre de ses opérations. Il s’en propose, non-seulement la facile invasion, mais la solide con-quête ; il ne se contente pas d’éviter le sort deCharles-Gustave, de garder, comme Gustave-Adolphe, quelques places de sûreté, il prétendconserver aisément tout le royaume, si de troppuissantes interventions extérieures ne s’y op-posent pas.

Ceux qui ont écrit ces campagnes hypothéti-ques ont presque uniquement développé des con-noissances topographiques , des vues stratégi-ques ; le maréchal de Saxe n’en néglige aucunede ce genre ; mais, selon le caractère particulierque nous avons observé en lui, il y joint, surles habitudes, le gouvernement, le génie et lesmoeurs des habitans, des considérations profon-des et variées qui, toutes, doivent concourirefficacement au succès de son entreprise.