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Ses spéculations sur le matériel du pays, neperdent rien de leur vérité à ce mélange de spé-culations morales; et il est remarquable qu entreles points que le maréchal conseille de fortifier,il désigne Graudenz que, depuis, Frédéric for-tifia, en effet, avec soin, des qu’il posséda cetteportion de la Pologne; Graudenz est une des for-teresses que nous n’avons point prises dans laguerre de 1806.
Les fortifications que conseille le maréchal deSaxe ne ressemblent point à nos grandes placesfortes, mais, selon lui, ne leur cèdent en rien;ce sont des ouvrages en terre et en bois; il re-marque que la terre est généralement en Pologneun sable léger, et que le bois y est très-abondant ;il place ses forts auprès et surtout aux confluensdes rivières.
Quant aux hommes , après avoir parlé desPolonais, comme de vagabonds peu redoutables,il ajoute qu’avec de l’ordre et de la discipline, onpeut en faire des soldats excellens ; et en cela, ila prédit avec justesse ce que nous avons vu deces braves troupes, tant d’infanterie que de ca-valerie, qui rivalisoient avec les meilleures et lesplus fermes de l’Europe.
Le maréchal pense que l’officier ne doit êtreautre chose que le soldat perfectionné; il jugepeu raisonnable, peu utile, qu’on prenne cet état