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Tome deuxième.
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Toutefois, ce seroit une exagération et uneinjustice que d’avancer que son armée, la pre-mière, a obtenu ces grands et hardis résultats dela mobilité des masses, comme Guibert l’a tex-tuellement articulé dans son Essai sur la Tac-tique.

Sans doute on a vu Frédéric voler, avec sescolonnes, de l’embouchure aux sources del’Elbe; on l’a vu, à la tète de son armée surpriseet battue, s’arrêter à deux lieues du champ debataille et présenter un nouveau combat ; on l’avu, à Torgau, perdre la bataille, s’apercevoir, ense retirant, d’un faux mouvement fait par lesAutrichiens, aviser une hauteur mal à proposdégarnie, y faire remarcher des troupes, s’en em-parer, reporter toute son armée à l’appui de cedétachement, et forcer les Autrichiens à se re-tirer derrière l’Elbe, etc.

Ces choses sont belles et grandes, mais ellesne sont point tellement inouies, qu’elles n’aientdes modèles dans l’histoire de la tactique fran-çaise.

Et pour ne parler, ici, que de Turenne, nousavons vu ce grand homme, et dans l’affaire duQaesnoi, et dans les marches combinées par les-quelles il chassa les Allemands de l’Alsace, etenfin dans les calculs et les manœuvres qui trom-pèrent Montécuculli, offrir successivement des