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modèles frappans de tout ce que le roi de Prussepeut avoir fait de plus glorieux en ce genre.
Il est vrai que ces exemples n’avoient point étérenouvelés depuis long-temps; que nos succès,entre les temps de Turenne ( ceux de la gloirefrançaise ) et l’époque du roi de Prusse, n’avoientpoint été dus à des causes aussi savantes et aussihonorables; mais c’est, ici, le cas d’examiner lamarche de l’art et les raisons qui l’avoieut jetétrop évidemment, depuis Turenne jusqu’au roide Prusse, dans un état stationnaire ou même ré-trograde, malgré les victoires de Villars et dumaréchal de Saxe.
Les armées peu nombreuses et les bataillonsprofonds de Turenne occupoient peu de front,manœuvroient aisément partout, et partout pou-voient subsister : de là leur légèreté, leur dis-ponibilité; joignez-y leur excellente composi-tion , provenant de ce qu’on n’épuisoit pas lanation, et qu’on ne lui arrachoit point encoreles hommes impropres à la guerre, et vous con-noîtrez les principes qui assurèrent nos succèsjusqu’à la révolution qui suivit la mort de Tu-renne. A dater de cette époque, tous les histo-riens s’aperçoivent et s’affligent de la pesanteurde nos armées, de leur inhabileté à la marche;ils les comparent douloureusement aux batail-