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quatre officiers au plus, et souvent pas plus desix sous-officiers, ce qui fait un seul comman-dant pour vingt subordonnés. Il faut une arméed’une composition excellente, sous le rapport dela docilité et de la fidélité, comme l’armée au-trichienne , pour subsister avec ce dénuementd’officiers et surtout de sous-officiers ; je dis sub-sister seulement, car il est impossible de fairedes choses hardies et promptes avec cette orga-nisation. Aussi l’armée autrichienne a toujoursessentiellement manqué de mobilité, d’agilité etd’audace.
On a dit de la Prusse qu’elle ne devoit jamaisfaire de guerre défensive, que , quand même laguerre seroit, par sa nature générale, défensivepour elle, chaque campagne, prise à part, nedevroit pas l’être; que la Prusse a toujours toutà gagner à l’attaque; que l’Autriche, au con-traire , est merveilleuse pour la défensive ; sestroupes reculent sans se désorganiser; elle useses ennemis et conserve ses vrais avantages ; ellen’a point, si l’on peut ainsi parler, de frontièredécidée; elle a plusieurs États distincts, plusieurscapitales ; elle offre partout la résistance descorps mous, la moins dangereuse et la plus du-rable de toutes. La Prusse, au contraire, toujoursprête à être brisée, a besoin d’attaquer pour sedéfendre; elle devoit donc être organisée d’une