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pendant sa vie, fut, après sa mort, son véri-table exécuteur testamentaire.
Les corps de l’artillerie et du génie, dansl’armée prussienne, sous Frédéric II, exigentquelques remarques particulières.
Quand on trouve dans un grand homme desbizarreries qui, au premier coep d’œil et en lesconsidérant isolément, semblent inexplicables,il faut chercher par où elles peuvent tenir auxidées qui faisoient le fond de son système.
Le caractère des peuples allemands est deprendre tout au sérieux : ils possèdent peu etn’estiment point cette qualité brillante et frivolequ’on appelle dans la société esprit, agrément;l’instruction positive est cl’un grand poids chezchez cette nation grave et de bonne foi. Cetteinstruction , apanage exclusif des corps appeléssavans, si elle avoit été accompagnée des faveursdu pouvoir, auroit donné à ces corps, sur cequi fait la masse d’une armée, sur l’infanterieet sur la cavalerie, un avantage immense dansl’opinion publique : est-ce cet avantage que Frédé-ric II auroit voulu contrebalancer, parce qu’il enauroit redouté l’influence trop prépondérante?
Les réglenjens de l'armée prussienne n’exi-geoient des preuves de noblesse que pour l’in-fanterie et pour la cavalerie ; cette institutiond’une noblesse ayant des privilèges dans l’Etat en