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tion d’âme qui se communiquoit plus ou moinsatout ce qui portoit l’uniforme; ce sentimentcompensent, en quelque sorte, l’état de misère oùl’on voyoit quelquefois tomber les vieux soldatset les services non moins abjects que les soldatsen garnison rendoient aux bourgeois (i).
La surveillance continuelle desofficiers, le grandrespect qu’on a voit pour eux, la considération don tjouissoient les sous-officiers, les bons sentimensdont les soldats nationaux étoient animés, cônte-noient très-efficacement le mélange impur desétrangers et des déserteurs; un rang de sous-officiers maintenoit dans le devoir et dans lespostes les plus périlleux les soldats les plus dou-teux ; on a vu ces serre-files se joindre par leurshallebardes à crochets (a), et former ainsi une
(1) Il tant remarquer que le soldat prussien n’étoit point enuniforme quand il se livroit à ce genre de travaux ; ce qui doitbeaucoup diminuer la répugnance qu’on pourroit supposer àd’autres soldats, au soldat français, par exemple ; en pareil cas,une circonstance légère de plus ou de moins , change bien sou-vent le point de vue sous lequel les mêmes choses peuvent êtreenvisagées.
(2) Ce procédé n’est pas nouveau ; Plutarque raconte à peuprès la même chose des Teutons : « La plupart des ennemis ,» dii-il, et surtout les plus braves d’entre eux , furent taillés» en pièces ; car , pour empêcher que ceux des premiers rangs» ne rompissent leur ordonnance, ils s’étoient liés ensemble» par de longues chaînes attachées à leurs baudriers. »