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Tome deuxième.
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L’exaltation du soldat prussien qui s’est ma-nifestée par tant de belles actions, s’est souventexprimée par des mots pleins d’âme et qu’envie-roient les classes les plus polies chez les nationsles plus spirituelles; nous en citerons un entremille.

Frédéric, qui savoit les moindres détails descasernes, avoit appris qu’un grenadier, qui aimoità se tenir avec élégance, portoit un cordon, maisn’avoit point de montre : le roi, passant un jour àcôté de ce soldat, lui demanda à plusieurs reprisesquelle heure il étoit, ajoutant qu’il devoit bienle savoir, lui qui avoit une montre. Le grenadiertira alors son cordon, au bout duquel étoit uneballe de fusil à la place de la montre : « La voilà,» Sire, lui dit-il; elle m’apprend seulement que» je dois être prêt à mourir, à toute heure, pour» Votre Majesté. »

Quelquefois la liberté étoit aussi vive et hardieque l’admiration étoit respectueuse et tendre.«Dans quel cabaret as-tu reçu cette balafre , dit» imprudemment Frédéric à un officier? » « A» Kollin, où Votre Majesté paya l’écot. />

Les soldats appeloientcommunémentFrédéricdu nom de Fritz; c’étoit un mot d’amitié, selonle génie de leur langue, et exprimant le même