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années, offroit une perspective qui contenoitsur une ligne raisonnable et bornée des ambi-tions qui se seroient égarées dans un champ plusvasLe et plus vague, ou qui se seroient découra-gées sans une semblable assurance.
Les avantages attachés au grade de capitainequi présentait, au milieu de l’échelle d’avance-ment une station désirable pour la plupart deshommes, supportable pour tout le monde, étaientle secret de la constitution de l’armée prus-sienne, de l’attachement de la masse des offi-ciers à leurs drapeaux (i). Quand cette masseest généralement contente et ne laisse pointéchapper des mots d’ennui et de dégoût, quandla masse plus nombreuse encore et non moinsinfluente des sous-officiers est, comme elle l’étoitdans l’armée prussienne, satisfaite de son sortet de la considération dont elle jouit, l’arméen’est travaillée d’aucun mauvais esprit et il nereste d’inconvénient que celui qui subsistoit dansl’armée prussienne et qui étoit le malheur descirconstances, savoir la nécessité de la complet -ter avec des étrangers et des déserteurs.
(i) Un capitaine avoit de cinq à six mille francs d’appoin- 'temens et une considération en proportion de celle qui étoitattachée , en Prusse, aux moindres grades de l’armée, et quiétoit déjà très-grande.