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Le désordre même de ces attaques les met enordre oblique, les range en colonne et en mar-teau, comme nous l’avons remarqué.
C’est en conséquence de la même observation,que Laudhon serra, de distance en distance, sestroupes en masses toujours prêtes à résister auxcharges impétueuses des Turcs, et à se porter enforce dans tous les endroits où ils se seroient af-foiblis. Par ce moyen, il obtint autant d’avan-tages que Lascy avoit éprouvé de revers.
Laudhon opposoit des masses et des colonnesà l’attaque vive, mais désordonnée des Turcs; etFrédéric cherchoit à opposer de longues lignesde feu aux masses disciplinées, mais lourdes etpeu mobiles, des Autrichiens ; tous deux avoientraison. Chacun des deux se seroit vraisembla-blement conduit comme l’autre dans les mêmescirconstances, et tous deux agissoient réellementpar les mêmes principes, ou du moins par desréflexions semblables, en vertu desquelles ilsfaisoient des choses différentes.
Au nombre des préjugés que Frédéric dé-truisit, il faut compter, entre autres, celui quiattachoit une grande importance à la perte d’uncanon, et qui regardoit une pièce d’artillerieprise par les ennemis comme un trophée entreleurs mains. 11 n’est pas douteux que cette idéedoit nuire à l’effet que peut produire l’arlil'lerie,