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tions et les tentatives d’améliorations qui ont euI lieu pendant le cours delà grande influence mi-litaire de Frédéric. Il n’a pas adopté toutes cellesqui lui furent proposées; souvent l’économie ( de-> venue extrême chez lui dans les derniers temps )fut cause de cette négligence; mais il fit atten-tion à toutes; il accueillit les plus importantes;, aucun détail ne lui paraissoit petit ; et c’est parf cette vigilance continuelle, et que le pouvoir| rend si efficace, qu’il a marqué fortement son■ passage à la tête d’une armée européenne et* produit une impression profonde sur ses en-I nemis, sur ses amis, et sur les indifférens, si entelle matière il pouvoit réellement y en avoir.
Frédéric ne se laissa point éblouir par des suc-cès qu’il ne dut cpi’à lui-même; il conçut, debonne heure, du mépris pour ces écarts bril-lans qui ont séduit jusqu’au bout d’autres grandshommes de guerre.
Après six campagnes glorieuses, je veux par-ler des six premières, après des batailles sa-vantes , après avoir incorporé à ses États la Silé-sie, après avoir pris Prague et Dresde, il écri-vait au maréchal de Saxe que, « dans les pre-" miers bouillons de la jeunesse, quand l’ima-» gination n’est pas encore réglée par l’expé-» rience, on sacrifioit tout aux actions brillantes» et aux choses singulières qui ont de l’éclat.