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de l’art, il veut avec raison qu’on forme ces ins-trumens et qu’on en laisse à l’intelligence del’officier toute l’application, qu’on lui montreun but dans les manœuvres de paix comme danscelles de guerre et qu’on juge ainsi de sa capacité.
Il faut donc, selon lui, que l’on tienne à l’of-ficier et, à plus forte raison, au général à peuprès ce langage, « voilà une armée flexible, dis-« ponible, propre à tout; voilà les campagnes de» l’Europe, voilà leurs terrains si divers avec» tous leurs accidens et tous les accessoires que» l’ennemi peut y ajouter; celui-ci est avec son» armée sur le même champ, sur le même tbéâ-» tre que vous; appliquez voLre armée à ce ter-» rain, à ces accidens, à ces attaques, à ces ré-» sistances, d’après des règles et des méthodes» générales, d’après la réflexion et l’expérience;» quant à vos inspirations, personne ne peut vous» les dicter. »
Guibert pense que dans un métier où il y atant de choses nécessaires à apprendre, ce n’estqu’aux dépens de ces choses qu’on s’occupe desévolutions et surtout des évolutions synonimes etdes épreuves qui y sont relatives et dont la mul-tiplicité est funeste en ce qu’elle fatigue lestroupes, surcharge leur entendement et les dé-tourne des objets plus importans.
Il veut en conséquence que les évolutions