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Partout où il a fallu manœuvrer, partout oùle résultat a dépendu de l’intelligence et de larapidité des mouvemens, ce résultat lui a étéfavorable. Sans doute , Frédéric n’auroit pas tantosé, il ne l’auroit pas pu, s’il avoit eu des troupesmoins manœuvrières , des officiers générauxmoins en état de le seconder; car, quelle actiontirer d’une machine dont les ressorts ne seroientsusceptibles ni de jeu, ni de combinaisons? Maisil avoit profité de la paix pour instruire ses trou-pes; elles étoient les plus mobiles et les mieuxordonnées de l’Europe; elles avoient une tac-tique particulière de marches et de déploie-mens.
Dans son armée seule étoient des officiers! généraux sachant conduire une colonne et con-courir à l’exécution d’un ordre de bataille.
Toutes les fois que ce prince étoit en marcheoffensive, à portée de l’ennemi, son avant-gardetenoit à ses colonnes, ou du moins elle n’enétoit jamais éloignée de plus d’une demi-lieue ;cette avant-garde étoit composée de hussards,de dragons, de bataillons de grenadiers, avecquelques pièces de canon. Il y étoit en personneavec les officiers généraux commandans de sescolonnes. C’est de là qu’il reconnoissoit l’ennemiet qu’il déterminoit l’ordre de bataille qu’il vou-loit prendre, tenant toutes ses colonnes en mou-
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t. ir.