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vement derrière lui, indiquant ensuite à chaquecommandant de colonne les points où il devoitse porter, les objets qu’il devoit remplir, mas-quant, s’il se pouvoit, avec son avant-garde cequi se passoit derrière elle, puis au moment dela formation de l’ordre de bataille, portant cetteavant-garde en renfort au point d’attaque, ouengageant lui-même le combat avec elle, tandisque ses colonnes se développoient à son appui.Tout ce mécanisme s’opéroit d’ailleurs avec tantd’accord et de vitesse que l’ennemi étonné dé-mêlait difficilement la position qu’on alloitprendre.
C’est ainsi qu’à Lissa , Frédéric manœuvradeux heures devant les Autrichiens ; il menaçad’abord leur droite, qui étoit leur partie foible parla nature du terrain ; ils s’y renforcèrent par ungrand nombre de troupes qui étoient l’élite deleur armée ; ils craignoient peu pour leur gaucheassise sur des hauteurs et appuyée à des bas-fondsqu’on croyoit marécageux; ils n’y laissèrent queles Bavarois et quelques troupes de l’Empire.Frédéi'ic saisit cette faute; sa disposition, long-temps incertaine et suspendue , fut rapidementdéterminée vers sa droite. Un léger rideau dehauteurs cachoit le jeu et le mouvement de sescolonnes ; l’aile gauche du prince Charles futprise en flanc et culbutée après une demi-heure