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Tome deuxième.
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plus considérables que les colonnes produitespar les fractions d’un seul bataillon, ce qui nechange rien à l’essence des mouvemens.

Ils citent le texte même des ordres donnéspar Frédéric, en diverses occasions; ils disentque, quand ce prince vouloit faire exécuter uni mouvement à son armée, il ordonnoit la marchepar lignes simples ou doubles, par la gauche oupar la droite, et par fractions de lignes plus oumoins considérables parallèlement, perpendicu-lairement ou diagonalement, selon le résultatdont il avoit besoin ; que ce système de tenirson armée toujours réunie, de présenter tou-jours une masse à des parties isolées, une ligneentière à une seule extrémité de ligne ; ce sys-tème, qui a fait l’admiration des gens de l’art,ne pouvoit avoir son exécution, qu’au moyend’un ordre pareil, d’un mode de formation quiréunît promptitude, ensemble et simplicité.

Ils disent que les méthodes, ou plutôt la mé'thode unique de Guibert, appliquée à toutes lesmasses, à toutes les positions, à toutes les in-tentions, réunit, au contraire, longueur, com-plication et danger.

Ils maintiennent que les développemens deGuibert, qui passent par un mouvement préa-lable avant d’arriver au mouvement définitif,tombent dans l’inconvénient des développemens