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Tome deuxième.
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rel que la plupart des hommes portent aux tra-ditions qu’ils ont reçues dans leur jeunesse, quandun autre intérêt d’amour-propre ne détruit pascelui-ci. Ce fut alors que les partis commencèrentà se former.

Du côté de Guibert se rangèrent peu d’écri-vains militaires; il fut regardé comme un suffi-sant interprète de ceux qui avoient adopté lesmêmes doctrines que lui ; ses adeptes se compo-soient de presque tous les jeunes officiers géné-raux et colonels, connus sous le nom de faiseurs.La plupart avoient fait le voyage de Postdam ;ils avoient vu Frédéric, regardé ses manœuvres,et affecloient une admiration qui auroit été fortjuste, si elle n’avoit été trop exclusive.

Du côté de l’ordre profond ou français, étoientles anciens officiers, presque tous les écrivainsmilitaires de l’époque ; à la tête de ceux-ci onremarquoitM.de Ménil-Durand, qui, pour letalent de rendre ses idées, ne pouvoit en rien secomparer à Guibert; mais que son âge et sesnombreux travaux avoient fini par rendre im-posant comme autorité théorique. Les offi -ciers généraux de ce parti reconnoissoient pourchef le maréchal de Broglie ; celui-ci n’offroitpoint une auréole de gloire militaire comparableà celle de Frédéric : c’étoit toutefois, en fait de