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même persuadé au public que son système fûtun moyen assuré de triomphe.
Ses adversaires avoient éprouve une défaiteplus complète encore, un malheur plus grand :ilsétoient oubliés ; Guibert restoit, sinon commechef d’école universellement avoué, du moinscomme écrivain distingué dans la science ;• etdans la haute administration de l’armée , il sedistinguoit encore comme un des agens les pluscapables, un des plus infatigables et des plusconfians travailleurs, ou faiseurs, selon l’expres-sion du temps.
Aucun principe n’ayant été éclairci, le pu-blic en général, justement fatigué d’une disputevaine, avoit délaissé ces questions ; d’autres ob-jets occupoient l’opinion; et, sans sortir de lasphère des choses militaires, la guerre de l’indé-pendance américaine offroit à toutes les spécu-lations stratégiques un champ plus vaste et oùs’agitoient de plus ptiissans intérêts.
Toutefois, quelques esprits tenaces et médi-tatifs continuoient à s’occuper en silence de cesquestions déjà surannées pour la multitude; de cenombre étoit l’Anglais Lloyd, entré tard dans lacarrière militaire, bon juge des disciplines alle-mandes, au milieu desquelles il avoit été formé, ettrès-capable, par l’étendue de son génie, desaisir les rapports les plus savans entre les pro-