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cédés de l’art établis dans tous les temps, et, denos jours, chez toutes les nations, soit euro-péennes , soit asiatiques, avec ou contre lesquellesil a voit combattu.
Lloyd et Guibert furent contemporains ; ilsvirent les mêmes choses et les mêmes hommes.
Si un seul écrivain militaire avoit réuni, ensa personne, les conditions que la nature et lafortune avoient partagées entre Guibert et Lloyd,l’art de la guerre auroit pu espérer un monu-ment écrit, aussi voisin de la perfection qu’il estdonné aux hommes d’en approcher.
Guibert naquit fils d’un officier général esti-mé; il eut, de bonne heure, tous les secours quipouvoient lui faciliter l’étude d’un art hérédi-taire ; tout ce qui pouvoit lui épargner le tempset les efforts vint au-devant de lui.
Lloyd,, fils d’un pauvre pasteur de campagne,ne dut, en grande partie, qu’à lui-même toute| son éducation , et son éducation militaire qu’auxplus énergiques efforts.
Guibert débuta par une légère expérience dela guerre dans un âge peu propre à l'observation,et où souvent l’impatience de faire et de voir, em-pêche de penser et de regarder.
Lloyd prit le parti des armes dans la maturitéde l’âge ( vers trente ans) , et la pratique avoit étédevancée chez lui par la méditation.