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Tome deuxième.
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Celte proportion, entre l’obéissance et le com-jj mandement, n’étoit pas, à beaucoup près, aussi| abusive dans l’infanterie ; l’excès auquel elle étoitalors portée dans la cavalerie, avoit des causesdont l’examen peut servir à expliquer par induc-tion et par analogie beaucoup d’autres abus quiJ ont eu lieu à l’époque que nous rappelons ouà des époques antérieures.

| Sous Turenne, c’est-à-dire dans un très-bon temps pour notre milice, dans un tempsoù la cavalerie étoit particulièrement florissante( Turenne paraissant avoir eu pour cette armeune affection personnelle ), il y avoit tout au plusquatre officiers par compagnie, un capitaine,un lieutenant, un enseigne et quelquefois unsous-lieutenant et huit sous-otficiers au plus,mais le nombre de cavaliers , qui n’étoit pasfixe, approchoit plus souvent de cent, qu’il nedescendrait à cinquante , nombre au - dessousduquel il n’y avoit pas de compagnies.

1 Les longues guerres de Louis XIV ayantobéré les finances , et tous les genres d’opéra-tions fiscales ayant été essayés et épuisés, ondiminua ou on laissa diminuer le nombre des' cavaliers dans les compagnies, et on augmentale nombre des compagnies ; on agit ainsi à partde toute vue militaire et parce qu’on en vendoitle brevet fort cher. Or, comme le capitaine ven-