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Tome deuxième.
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doit à son tour les places d’officiers et même desous-officiers, on lui en laissa maintenir ou aug-menter le nombre hors de toute bonne propor-tion; par cette opération, le capitaine s’indem-nisoit d’une partie du prix de sa compagnie ,et il se présentoit un plus grand nombre decapitaines pour en lever d’autres. Telles sont lesmisères qu’on trouve à chaque pas dans les épo-ques de décadence militaire, surtout quand ladécadence se fait sentir en même temps danstoutes les branches de l’administration.

L’état-major des corps tant à pied qu’à cheval,se composoit généralement d’un colonel, unlieutenant-colonel et un major; il y avoit cinqofficiers du grade de colonel dans le corps descarabiniers, et. deux colonels par légion, un pourl’infanterie, l’autre pour la cavalerie; quelquesrégimens étrangers à pied et à cheval, ainsi qu’unrégiment de cavalerie, deux de dragons, et tousles régimens de hussards avoient des colonelsen second.

Le nombre des officiers généraux étoit illi-mité ; mais, excepté ceux qui avoient passé parle grade de lieutenant-colonel, aucun n’étoitpayé avant d’avoir été employé dans son nou-veau grade; cet usage a duré jusqu’à la nouvelleorganisation postérieure à 1789,

Nous venons de voir l’armée que trouva M. de