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Tome deuxième.
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d’être mise en balance avec les avantages quipouvoient résulter d’une nouvelle politique.

La difficulté de vaincre les Russes hors de chezeux, le danger de les y poursuivre ou de les ychercher, déjà éprouvé par Charles XII; le ré-cent souvenir de leurs incursions en Suisse et enItalie, leur présence à Austerlitz, etc., tout mon-troit assez ce peuple nouveau comme déjà tropdangereusement immiscé dans les combinaisonsde la politique européenne (i).

Napoléon sembloit appelé à assurer le reposde l’Europe occidentale, en établissant pour unsiècle la guerre en Orient. Il ne s’agissoit que delaisser la force russe pencher et s’écouler de cecôté, de favoriser le mouvement naturel de cettepopulation qui auroit été déboucher avec sesgrands fleuves vers la mer Noire et les opulensrivages de la Thrace, de la Grèce et de l’Asie-Mineure. Au lieu de cette conception simple, quiauroil trouvé de si puissans auxiliaires dans leshommes et dans les choses, qui ne demandoit delui qu’un sage repos, une tranquille jouissance desa gloire, il provoqua sa ruine par des entreprises

(i) Voyez la note de la page 391 du I er volume.