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Tome deuxième.
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dont le choix étoit circonscrit dans un cercle plusrétréci; quand l’opinion publique a été moinssuivie, parce que déjà vieux, infirme, retiré dansl’intérieur de son palais, le monarque en enten-doit moins les avertissemens , en apercevoitmoins les directions (i), et se confioit plusaveuglément au pouvoir ministériel.

Ainsi, tant que Napoléon a usé, abusé mêmedes instrumens et, pour ainsi dire, des ma-tériaux de triomphe accumulés et préparés parce grand mouvement qui avoit révélé et mis enaction tant de talens et de volontés, il a paruconstamment heureux.

Il est tombé, il a semblé abandonné par lafortune, quand il n’a plus été secondé ou supplééque par ses propres choix, par ses proprescréations; quand il a été réduit aux moyens

(i) M. Lémontey a expliqué, d’une manière sage et natu-relle autant qu’ingénieuse, la différence remarquée par tousles écrivains entre les deux moitiés de ce règne. Avant l’opé-ration de la fistule faite à Louis XIY, et quand sa santé luipermettait de voir par lui-même beaucoup d’hommes et beau-coup de choses, l'État s’en ressentit de la manière la plusheureuse; car peu de princes ont eu un jugement plus sainet un cœur plus droit ; par la même raison , les affaires souf-frirent quand il fut obligé de voir et de juger par autrui, caril trouvoit difficilement des observateurs et des juges qui levalussent, en quelque partie que ce fût du gouvernement.

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