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de la seule puissance du chef, sans le véhiculede l’enthousiasme des peuples, et qu’il a vouluréaliser toutes les chimères de son imagination,sans écouter ni l’instinct toujours sûr du bonsens populaire, ni les instructions calmes et rai-sonnées de l’histoire, ni la voix de l’expérienceet du zèle sincère.
Ce que Rome nous présente, dans deux sériesde cinq siècles de succès rarement suspendus,de cinq siècles de revers rarement vengés, ceque Louis XIV nous retrace dans les deux moi-tiés d’un règne de soixante ans, Napoléon nousl’offre, à son tour, dans un cadre de quinzeannées, non avec l’anéantissement de l’Étatcomme à Rome, mais avec plus d’éclat dans l’é-lévation et plus de profondeur dans la chute queLouis XIY.
La cause en est simple ; Louis XIY a toujoursbeaucoup plus sagement constitué l’état de laguerre que ne l’a fait Napoléon, du moment oùcelui-ci a été pour nous la tête et le bras, où sonquartier-général a été à la fois le cabinet et latente.
Frontin, Montécuculli, Feuquières, Saxe,Lloyd , organes des militaires éclairés dans lestemps anciens et modernes, nous ont appris ceque c’est que l’art de constituer la guerre, quelle