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Tome deuxième.
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vahissement sérieux du territoire français (i); jarmais le sol de la patrie n’a été menacé d’uneoccupation sérieuse.

L’idée de la première de ces campagnes de larépublique, où Buonaparte parut à la tête de

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nos armées, étoit une vieille tradition souventmise en oeuvre avant et depuis François I er ;mais cette fois, la maturité des plans et lavivacité de l’exécution appartinrent au mêmehomme (2)

Aucune des guerres de Napoléon n’a égalécelle-ci en véritable mérite d’ensemble et de dé-tails.

Ce chef n’étoit alors que général. Quelquecrédit et quelque ascendant qu’il eût en cettequalité, il ne pouvoit pas disposer de plus desoldats qu’on ne lui en avoit d’abord confié; ilne pouvoit pas appeler, à son gré, des renfortssous ses drapeaux ; il étoit obligé de ménager lesmoyens de tout genre, les hommes même.

Il falloit sans cesse qu’il mît le génie à laplace de la force matérielle, l’influence du talentet l’empire du caractère personnel à la place dece pouvoir dont le poids immense, remis depuis

(1) Avant la bataille de Zurich.

(2) Voyez les notes supplémentaires de ce volume.