( 448 )
entre ses mains, servit à accabler successivementses ennemis et lui-même.
En Egypte, même position sous ce rapport; ilétoit le maître sans doute, sans responsabilitéréelle, sans suje'tion proprement dite à un autrecabinet que sa tente, mais il étoit toujours bornédans ses moyens; il étoit toujours dans la néces-sité de les ménager avec art et avec un soin con-tinuel; sa pensée ne pouvoit pas ise reposer, savolonté ne pouvoit pas s’égarer impunément; iln’obéissoit à aucun homme, mais il obéissoit àune puissance des choses qui le maintenoit dansun cercle où l’art étoit aussi indispensable à sesmouvemens que la force même.
Dans la campagne de Marengo, il étoit retenupar la nouveauté d’un pouvoir, en quelque sortepartagé (i).
»
Son essor fut plus libre , et aussi plus impé-tueux , il fut plus voisin des fautes et des dangersdans la campagne d’Austerlitz ; mais , s’il avoitpoussé le char avec quelque imprudence, il sutle guider avec génie et l’arrêter à propos.
Après la victoire d’Iéna, et dans cette pre-
(i) Il étoit premier consul.