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à la suite de l’agression et de l’invasion qui enest alors la compagne naturelle et immédiate.
Tel fut le caractère de la guerre d’Espagne,entreprise par Napoléon en 1807 (1); elle étoitincontestablement offensive ; car elle ne pouvoitavoir un but, je ne dis pas juste, mais raison-né, qu’en présentant en perspective et commeprix du succès des objets de conquête ou desrésultats équivalens à la conquête, décidémentavantageux à la France victorieuse.
Or, cette guerre offensive étoit vicieuse, parceque la conquête ou la victoire n’offroit, dansles avantages qu’elle pouvoitprocurer àla France,aucune véritable compensation, aucune indem-nité suffisante des frais, des dangers auxquels les
(1) L'entrée de l’armée dite A'observation de la Gironde, enEspagne , pour marcher en Portugal, sous les ordres de Junot,fut évidemment le premier acte de la guerre méditée contrel’Espagne qu’on trompoit encore. On dira peut-être que leprince de la Paix, par d’imprudentes proclamations , avoitprovoqué la méfiance , la colère même du Gouvernement fran-çais • mais à cette audace intempestive avoit succédé une frayeurservile; des places nous avoient été remises qui assuroientnotre influence sur la Péninsule contre de nouvelles varia-tions du cabinet de Madrid; c’étoit bien le cas de rester dansune position si favorable, qui avoit à la fois tous les avantagesde la paix et tous ceux de la guerre la plus heureuse.