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leur règle; «ainsi dit Montesquieu (i) : Us se ser-» virent d’Eumène et de Massinisse pour subju-» guer Philippe et Anliochus... Quand des prin-» ces du même sang se disputoient la cou-» ronne, ils les déclaroient quelquefois tous deux» rois; si l’un d’eux étoit en bas âge, ils déci-» doient en sa faveur, et ils en prenoient la tu-» telle.... » Montesquieu fait remarquer égalementqu’ils ne faisoient jamais de guerres éloignées,sans s’être procuré quelque allié auprès de l’en-nemi qu’ils attaquoient, qui pût joindre sestroupes à l’armée qu’ils envoyoient; et, commeelle n’étoit jamais considérable par le nombre,ils observoient toujours d’en tenir une autredans la province la plus voisine de l’ennemi, etune troisième dans Rome, toujours prête à mar-cher; ainsi ils n’exposoient qu’une très-petitepartie de leurs forces, tandis que l’ennemi met-toit au hasard toutes les siennes.
Sans doute, quand on a pris le rôle de con-quérant, et pour pouvoir le faire durer long-temps, il n’y a rien de plus sage que de pareillesmaximes;toute l’histoire de Rome prouve qu’ellesformèrent constamment la tradition, et, pourainsi dire, la jurisprudence politique du sénat;
(i) Grandeur et décadence.