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Tome deuxième.
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elle fat mise en œuvre avec autant d’habiletéque de suite.

C’étoit encore un des principes fondamen-taux de la politique militaire des Romains, den’avoir, autant qu’il étoit possible, qu’une guerreà la fois, de dissimuler avec tous les autres peu-ples, quand ils en avoient un sur les bras; et,pour assurer le succès de leurs opérations, ilscherchoient à mettre la division entre deux na-tions dont ils pouvoient craindre les armes, afind’en attaquer une troisième avec un avantagecertain.

Dans une situation semblable à celle où setrouvoit la France, lors du traité de Tilsitt, pourcontenir efficacement l’Allemagne, pour régnerpaisiblement sur l’occident de l’Europe, sur-toutpour attaquer l’Espagne (s’il y avoit eu quelqueintérêt, quelque raison à le faire), une politiquemilitaire, semblable à celle des Romains, auroitdonc vraisemblablement jugé nécessaire de met-tre d’abord aux prises la Russie, par exemple,et l’Angleterre, d’organiser, de susciter entreelles cette guerre , dont nous avons indiqué lesélémens et la direction , et que leurs intérêtsrespectifs dévoient rendre longue et acharnée.

Ces leçons de la politique du peuple con-quérant par excellence, furent mises en oubli;la guerre d’Espagne fut entreprise, sans qu’on»