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Les détails fournis par l’histoire, s’accor-dent avec ces données ; tous viennent à l’ap-pui de nos observations , et des conséquencesqu’en tire déjà le lecteur.
«L’Espagne,dit Tite-Live (i), tant par le génie» de ses habitans, que parla nature et la situa-» tion des lieux, étoit beaucoup plus propre à» renouveler la guerre, non-seulement que l'I-» talie, mais que toutes les autres parties de l’u-« nivers ; » et il entre dans une partie des détailsqui peuvent le prouver.
« Aussi, ajoute-t-il, quoique ce soit la pre-» mière des provinces de terre ferme , où les» Romains sont entrés, c’est cependant la der-» nière qui ait été tout-à-fait soumise, ce qui» n’arriva que sous Auguste. »
Florus insiste sur le caractère belliqueux dupeuple des provinces citérieures, qu’il regardecomme la force et le nerf de l’Espagne, sur lesdifficultés particulières de ce pays, le premierque les Romains ont occupé ; or, rien n’y estchangé depuis lors, pas plus la nature des hommesque celle des lieux.
(i) Voyez sous l’an de Rome 546 , consulat de L. Veturiuset Q. Cœcilius.