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le mot de Louis XIV, il riy a plus de Pyrénées,sont presque de nos jours.
L’Océan étoit à peu près étranger à la navi-gation des anciens , et, par là les côtes de la Bis-caye et des provinces de l’Espagne sur l’Atlan-tique , étoient peu intéressantes pour eux. Ils n’a-voient, de ce côté, à se garder que de quelquesirruptions des montagnards Cantabres; c’est cequi expliquecomrnentcesmontagnards furent lesd erniers Espagnols subj u gués par les Romains ( i ),et comment on négligea long-temps de les soumet-tre, sans qu’il en résultât de grands inconvéniens.
Il suffisoit aux Romains , pour n’être pasinquiétés dans la possession de l’Espagne cité-rieure , de tenir l’Ebre dans la partie de soncours qui forraoit un véritable obstacle militaire.
La ligne d’opération des Carthaginois, qui,ainsi que nous l’avons observé, agissoient bienmoins en conquérans qu’en alliés , parloit deCartliagène , et se dirigeoit vers Tortose et Mé-quinenza ; c’est la même ligne que nous avonsvu suivre en sens inverse àScipion , le premierAfricain , pour aller surprendre Carthagène (2).
Les Romains dévoient surtout se mettre enmesure de pouvoir toujours couper cette ligne
( 1 ) Cantabrum indoctum juga ferrs noslra, disoit-on en-core sous Auguste,
( 2 ) Voyez page t33 de ce volume.